Communiqué de presse – Avec François Fillon, c’est la droite Valeurs actuelles qui l’emporte !

« C’est donc François Fillon qui sera le candidat de la droite pour l’élection présidentielle de 2017. Cette victoire de cette droite « valeurs actuelles » est la traduction de la dangerosité de son programme ultra-libéral économiquement et ultra-conservateur socialement.

François Fillon représente tout ce que les progressistes républicains et démocrates doivent combattre. Avec M.Fillon la France retournerait quarante ans en arrière avec une remise en cause de nos droits tels que l’IVG ou la possibilité pour les couples homosexuels d’avoir recours à l’adoption plénière. Ce sont les attaques contre nos valeurs républicaines. C’est aussi un retour d’une Thatcher à la française avec la casse du service public, la suppression de plus de 500 000 postes de fonctionnaires, la fin des 35 heures, la hausse de 2 points de la TVA, mais également la mise à mal de notre modèle social avec une volonté de s’en prendre frontalement à notre sécurité sociale !

Face à cette droite ultra-libérale, conservatrice et réactionnaire, la gauche doit prendre ses responsabilités. Elle est aujourd’hui la seule capable de permettre à notre pays de mettre en oeuvre le progrès, la justice sociale, l’égalité et la solidarité. Mais cela ne peut passer que par une union de toutes les forces de gauche, rassemblées autour de nos valeurs communes et de notre attachement à la République.

Etre désunie pour être balayée ou s’unir et permettre à notre pays de ne pas tomber dans les mains de l’extrême-droite de Marine Le Pen ou la droite extrême de François Fillon. Le sens des responsabilité doit nous guider désormais !

Insaf Rezagui
Secrétaire de section PS Fréjus, Les Adrets de l’Estérel, Bagnols-en-Forêt »

Tribune – les droits des femmes attaquées par la droite conservatrice de M.Fillon

 Ces dernières semaines ont été difficiles à vivre pour nous, femmes et hommes de gauche, qui menons chaque jour le combat pour faire valoir nos valeurs d’égalité et de justice sociale. Elles ont été difficiles face à la vague conservatrice et réactionnaire qui déferle sur notre pays au travers de la droite dans la cadre de leur primaire. 

Parmi les candidats à cette primaire, il y en a un qui doit inquiéter tous les progressistes et républicains que nous sommes. Il s’agit de François Fillon. Son programme est ultra-libérale économiquement et conservateur socialement. Parmi les nombreuses inquiétudes que nous soulevons, il y a notamment la question des droits des femmes, complètement occultée et parfois même mise à mal par l’ancien Premier ministre.

 

En tant que femme, militante de gauche, féministe, qui mène chaque jour le combat pour la pleine reconnaissance de nos droits, je suis sidérée qu’aujourd’hui, dans le débat public, un homme, qui a occupé les plus hautes fonctions de l’Etat, puisse s’en prendre si violemment aux droits des femmes et tenir des propos outranciers à notre égard.

 

Comment vouloir à la tête de notre pays un homme qui conteste le caractère fondamental du droit à l’IVG ?

Comment vouloir à la tête de notre pays un homme qui invoque sa foi dans le débat politique pour justifier son opposition aux droits des femmes de disposer de leur corps ?  

Comment vouloir à la tête de notre pays un homme qui a fait des propos sexistes sa marque de fabrique ?

Comment vouloir à la tête de notre pays un homme qui explique que la France n’est pas à prendre « comme une femme » ?

Comment vouloir à la tête de notre pays un homme qui explique qu’une femme enceinte ne peut pas occuper de postes à responsabilité, notamment celui de ministre ?

Comment vouloir à la tête de notre pays un homme qui s’abstient sur l’ensemble du projet de loi pour l’égalité entre les femmes et les hommes porté par notre gouvernement qui proposait notamment le retrait de la condition de détresse pour pratiquer l’avortement ?

 

Bref, quand Monsieur Fillon se pose en défenseur des droits des femmes, il est de notre devoir, à nous progressistes, de s’inquiéter et de dénoncer l’hypocrisie et le mépris de cet homme à l’égard des droits des femmes.

 

Ce mépris s’inscrit au coeur d’une campagne ultra-conservatrice de la droite française qui s’en prendrait aux droits des femmes si elle venait à être demain à la tête de notre pays.

 

En effet le projet de la droite pour notre pays est inégalitaire. Et la remise en cause des droits des femmes en est le pire exemple. Rien n’est prévu pour s’attaquer au problème des inégalités salariales entre les hommes et les femmes. Rien non plus sur la question de la lutte contre les discriminations que subissent les femmes chaque jour. Pire encore, la droite prévoit de s’en prendre à la parité qui a été permise notamment dans les conseils départementaux par la gauche.

 

Ce projet inégalitaire, la droite le teste chaque jour dans nos régions et nos départements qu’elle dirige. Cela a été le cas en Auvergne-Rhône-Alpes avec la suppression du Pass contraception dans les établissements scolaires ou dans le département de la Somme qui prévoit de diviser par deux le financement du planning familial.

 

 

Face à une droite conservatrice, qui s’attaque à nos droits, la gauche agit et fait de la question de l’égalité entre les hommes et les femmes une priorité depuis 2012. C’est notamment le cas lorsqu’on impose aux entreprises de plus de 50 salariés de déposer un plan d’action en matière d’égalité salariale sous peine de pénalités financières ou lorsque l’on répartit mieux le congé parental en voulant rééquilibrer la répartition des responsabilités parentales ou lorsque l’on impose la parité dans nos conseils départementaux.

 

 

Il est aujourd’hui plus que jamais nécessaire de rappeler que les acquis en matière d’égalité homme-femme peuvent être remis en question à tout moment par une droite conservatrice et moyenâgeuse. Face à cette volonté de retour en arrière, il est du devoir de la gauche de réaffirmer sa volonté de prioriser le combat pour l’égalité homme-femme. C’est ce que l’on fait depuis 2012 et c’est ce que nous continuerons de faire demain.

 

 

Insaf Rezagui

Secrétaire de section PS Fréjus, Les Adrets de l’Estérel, Bagnols-en-Forêt  

 

 

Communiqué – La division de la gauche fait le jeu de la droite et de l’extrême-droite !

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L’annonce par Emmanuel Macron de sa candidature à l’élection présidentielle est la nouvelle preuve de l’irresponsabilité de certains responsables politiques.

Monsieur Macron a participé pendant près de 5 ans à l’action gouvernementale et au sein de l’équipe présidentielle. Il ne peut pas en quelques mois venir remettre en cause ce qu’il a contribué à mettre en place dans un quelconque intérêt électoraliste.

Aujourd’hui cette candidature prouve une chose : certains, à gauche, sont donc prêts à contribuer à la division de la gauche et donc à l’affaiblir pour satisfaire des intérêts personnels. Monsieur Macron en est le reflet aujourd’hui, comme d’autres le furent déjà. Et à chaque fois ce sont la droite extrême et l’extrême droite qui se frottent les mains face aux divisions de la gauche.

Il est temps que ces enfantillages, comme le rappelait notre Premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis, cessent. Ils ne servent qu’à faire progresser l’extrême-droite et la droite extrême et confirment notre incapacité à tirer les leçons de la vague populiste qui déferle partout, à commencer par les Etats-Unis.

La gauche est le seul rempart face à la haine de l’extrême-droite, mais elle est un rempart uniquement lorsqu’elle est rassemblée, unie et fière de ses valeurs.

Si Monsieur Macron souhaite prendre part à cette élection et s’il estime être le plus à même de porter le projet présidentiel d’une gauche rassemblée, il devrait donc participer aux Primaires de la Belle Alliance Populaire.

Insaf Rezagui

Secrétaire de section PS Fréjus, Bagnols-en-Forêt, Les Adrets de l’Estérel

Candidate PS à la primaire des législatives dans la 5e circonscription du Var

Tribune : de New-York à Fréjus, la jeunesse s’indigne contre l’extrême-droite

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« Tribune : De New-York à Fréjus, la jeunesse s’indigne contre l’extrême-droite »

New-York et Fréjus, deux villes que tout oppose, sinon la victoire de deux types de populisme aux dernières élections. Donald Trump ou Marine Le Pen, il s’agit pourtant du même combat pour nous, jeune militant et jeune militante de gauche, âgés de 22 ans. Pour la France, seul un réveil brutal nous permettra d’éviter le triomphe des extrémistes.

Depuis notre naissance, nous avons dû faire nôtre un monde que nous n’avons pas façonné. Notre Histoire nous est contée dans un livre que nous n’avons pas contribué à écrire ; nos droits et nos lois ont été acquis et revendiqués par d’autres. La réciprocité impose en échange qu’une fois entrés dans l’âge adulte, nous, les jeunes, jetions à notre tour un regard critique sur la société, et remettions en question d’autres idées auxquelles nos aînés s’étaient habitués, avec une fougue et une énergie qui caractérise ceux qui ne sont pas habitués aux défaites, ceux qui savent s’indigner et revendiquer une pensée différente. De ce que vous nous avez laissé, certains acquis nous sont intangibles. Ainsi, nous n’avons toujours compté qu’en euros. Nous voyageons et étudions partout en Europe sans comprendre que les frontières étaient autrefois impénétrables. Nous ne laissons personne juger ou décider de nos affinités sexuelles. Un homme vaut une femme, et nous ne choisissons pas nos amitiés en fonction de la nationalité, de la couleur de peau ou des croyances religieuses. Des valeurs, nous en avons : respect, ouverture, tolérance, égalité réelle et solidarité. Pourtant, celles-ci sont aujourd’hui en danger : Partout en Europe et dans le monde, les partis extrêmes progressent, dans les idées et dans les urnes. Ils prônent l’exclusion, le repli, la haine et la différence.

A New-York, le soleil s’est couché sur une ville qui commençait la soirée électorale pleine de certitudes, galvanisée par ce sentiment d’entre-soi qui règne au sein de la communauté New-yorkaise – laquelle a voté à presque 80% pour la candidate démocrate. Il apparaîtra plus tard que nous étions physiquement et psychologiquement déconnectés de ceux qui vivent à la périphérie de la ville, de l’Etat, et de l’autre Amérique. Cette Amérique si lointaine qui vote pour Donald Trump, un président élu accusé de racisme, de sexisme, de misogynie. Pourtant, nous avons respecté le pacte démocratique. Nous avons voté. Nous étions géographiquement majoritaires. Nous connaissions le poids des inégalités, et nous savions que notre candidate n’était pas parfaite, mais de là à provoquer l’impensable ? Que ce sentiment d’impuissance nous serve de leçon.
A Fréjus, nous ne connaissons que trop bien l’extrême-droite. Nous la vivons au quotidien. Le Front national de Marine Le Pen a fait de notre ville son laboratoire, testant chaque jour ses idées nauséabondes qu’il rêve de mettre en place une fois à la tête de notre pays : Mauvaise gestion, mise à mal du tissu social, casse du milieu associatif et sportif, stigmatisation d’une partie de la population, attaques en règle contre la presse, remise en cause de l’autorité judiciaire. De par les combats primordiaux que nous menons – contre la haine, la violence, le rejet, la stigmatisation – nous incarnons tout ce que l’extrême-droite déteste. Chacune des expériences perfusées dans notre ville démontre la dangerosité de ce parti et de la nébuleuse de l’extrême-droite.

Nous, jeunes, militants, engagés, féministes, de gauche, ne pouvons pas laisser faire et agir ces partis haineux. Nous dirigeons au contraire toute notre énergie pour faire de ce monde un espace solidaire, connecté, lié, mouvant, égalitaire. On peine aujourd’hui à imaginer en France que les idées de la droite extrême puissent triompher lors d’une élection présidentielle, de même que le Brexit ou le trumpisme semblent aller contre le sens de l’Histoire. En matière d’élections, il n’y a plus de règles. La classe politique est responsable, elle a fauté par sa suffisance. Elle a connaissance du niveau des inégalités, de la réprobation générale quant à ce que la politique est devenue ; mais en même temps elle n’en a pas réellement conscience. Certains élus ne travaillent dur que pour leur réélection, et lisent dans la courbe des sondages leur prochain programme électoral. Les citoyens doivent quant à eux mieux diriger leur colère : s’ils pensent que voter ne suffit plus, alors qu’ils fassent davantage, et qu’ils s’impliquent dans la vie politique au lieu de l’abandonner.

La représentation politique doit mieux remplir sa vocation, et donner plus de vocation aux jeunes, aux femmes. Les partis politiques aussi, par l’union des citoyens autour d’un projet commun plutôt que par la lutte interne pour désigner le chef. L’heure est à l’union autour de l’essentiel des valeurs partagées par la gauche républicaine, et dont l’essence est à l’opposé de cette qui alimente le discours extrémiste. Alors mobilisons-nous et réinventons notre parti. La victoire ne s’obtiendra pas par une politique du moins pire ni du rejet, mais par la proposition.

Romain Laugier, Militant PS à New-York, étudiant.

Insaf Rezagui, Secrétaire de section PS Fréjus, Conseil fédéral & Bureau fédéral PS Var, Union régionale PACA PS, étudiante. »